Compte-rendu de l'AG de la section du XIVe du 25 février 2006

Publié le par Comité de section du XIVe arrdt

Paris, le 3 mars 2006

 

Cher(e) camarade,

 

Tu trouveras avec ce courrier le rapport introductif à l’assemblée générale des communistes du 14ème arrondissement qui s’est déroulée le Samedi 25 février au gymnase Huyghens.

70 camarades ont participé à cette réunion et ont débattu de la situation politique et des perspectives qu’elle recèle. Une grande majorité des présents ont considéré que le congrès du PCF, à partir de la base commune proposée par la direction nationale sortante, ne pouvait en aucun cas répondre aux exigences populaires telles qu’elles se sont exprimées lors du référendum sur la constitution européenne le 29 mai 2005.

A l’issue du débat, un vote est intervenu sur les propositions du rapport, à savoir :

« A partir de l’appréciation que nous portons sur la période, sur les enjeux et du décalage insurmontable entre ce que nous souhaiterions et ce qui nous est proposé, nous vous proposons :

Ø     de déclarer ce congrès inopérant quand à ses suites en ce qui concerne la majorité des communistes du 14ème ;

Ø     de considérer que le fait d’avoir convoqué une autre réunion sans attendre celle ci est clairement un choix revendiqué et encouragé par la direction fédérale de scission et les prémices de constitution d’une section à part et que cela ne concerne donc pas la majorité des communistes du 14ème;

Ø     de reconduire tel quel le collectif de direction des communistes du 14ème ;

Ø     de continuer à vivre en toute intelligence avec les camarades qui ne sont pas de cet avis, notamment pour l’usage de la salle de réunion malgré la méthode employée avec la convocation d’une réunion parallèle

Ø     de formaliser ces décisions par un vote des présents sur le rapport et sur ses conclusions, présentée dans le cadre d’une assemblée générale régulière et souveraine.»

53 camarades ont participé au vote et ont adopté à l’unanimité cette position. D’autres présents, en désaccord avec les propositions, n’ont pas voulu prendre part à cette consultation démocratique et sont sortis de la salle. Nous respectons leur choix même si nous le déplorons.

Ce respect ne semble pas réciproque, en tout cas de la part du 1er secrétaire de la fédération, qui a expédié ces derniers jours un courrier à quelques adhérents, contestant la validité du choix majoritaire des communistes du 14ème.

De nombreuses contrevérités et omissions volontaires émaillent ce courrier, notamment en ce qui concerne les cotisations versées dans l’arrondissement. Gérard Mazet cite, par exemple, le cas de camarades qui versent directement à la fédération en oubliant de signaler qu’aucun reversement à la section n’est effectué depuis plusieurs années, alors que les statuts du PCF le prévoient. Dans ces conditions, le collectif de direction du 14ème a du faire face, seul, aux dépenses pour l’entretien et le maintien en l’état des locaux du 149 rue du Château. Rappelons que ce sont les seuls communistes du 14ème qui ont contribué, dans les années 70, à l’achat de ces locaux et que la fédération n’a jamais participé au moindre financement pour l’activité des communistes de l’arrondissement. Les cotisations perçues, actuellement au niveau de la section, servent ainsi exclusivement et intégralement aux besoins de financement locaux.

De fait, les camarades cotisant directement à la fédération ne participent pas financièrement à la vie et à la maintenance des locaux alors qu’ils en profitent pour des réunions, voire l’édition de tracts. Nous avons néanmoins considéré que leur qualité d’adhérent – et donc de votant – ne devait pas être remise en cause de part l’attitude du premier dirigeant de la fédération.

Cette situation a fait l’objet de plusieurs rencontres avec les intéressés, dont celle du 23 janvier dernier, dont parle le courrier de G. Mazet, au cours de laquelle il lui a été remis, contrairement à ce qu’il affirme, la liste des cotisants à jour versant directement à l’arrondissement. Quelques jours après cette entrevue avait lieu la consultation des 3 et 4 février pour choisir la base commune et nous avons constaté que la direction fédérale n’avait retenu aucun des noms que vous lui avions communiqué pour figurer sur la liste d’électeurs. Les dés étaient donc pipés dès le départ pour arriver au courrier du 2 mars.

Les accusations de division, que formule le 1er responsable fédéral, en évoquant le contexte d’agression contre notre peuple et le monde du travail, sont d’autant plus inadmissibles. Aucun des camarades présents le 25 février, et le débat l’a largement démontré, n’a oublié ce qui a conduit à la situation que nous vivons aujourd’hui. Qui peut contester que la droite s’engouffre actuellement dans des brèches ouvertes, entre autres, par la « gauche plurielle » au gouvernement, que ce soit pour les privatisations comme FranceTelecom, Air France ou Thomson ou encore que ce soit  au sujet de la casse du code du travail engagé depuis la mise en place des TUC ou des Emplois Jeunes ? Dans notre section, comprenant de nombreux cheminots, et cela a été évoqué le 25 février, nous nous souvenons que c’est un ministre communiste qui a encouragé l’ouverture au privé du réseau ferroviaire national. Enfin, comment faire l’impasse, et le texte le fait malheureusement, sur le fait que la direction du PCF ait milité activement au vote Chirac au 2ème tour des présidentielles, pour des raisons qui peuvent paraître légitimes, mais que cela a créé une situation dans laquelle la droite se croit tout permis.

Au lieu de faire un véritable bilan de la situation et de ce qui l’a générée, ce qui amènerait inévitablement à des ruptures avec les stratégies politiciennes d’union au sommet à l’œuvre depuis plusieurs décennies, la direction du PCF, par la voie de son représentant départemental, préfère détourner le débat dans des attitudes procédurières pour éviter que les communistes décident souverainement, dans toutes les sections de France, de leur politique de manière totalement indépendante des forces politiques inféodées au capital.

L’injonction fédérale à « préciser ta situation auprès de la fédération » est révélatrice de l’état d’esprit qui anime cette direction qui ne pense qu’à s’auto reproduire pour ne jamais se remettre en question afin d’être disponible si de nouveaux postes ministériels, proposés par le PS, sont à l’ordre du jour.

Le travail en commun pour changer la société et les institutions qui ont précisément été pensées pour ne jamais mettre en cause la domination du Capital, est incompatible avec ce genre de pratique.

Nous considérons que le combat pour changer la société, pour y substituer un monde débarrassé du capitalisme et de sa domination inhumaine est plus que jamais d’actualité et ne peut et ne pourra jamais souffrir de la moindre compromission.

Les communistes, présents le 25 février avec celles et ceux qui auraient voulu l’être, restent persuadés de l’utilité et de la nécessité de ce combat. Et personne, fut-il investi par accident de l’histoire, représentant officiel d’un Parti Communiste, ne pourra rien n’y changer.

A chacune et chacun de prendre ses responsabilités. Nous avons pris les nôtres en refusant le chantage de la fédération de Paris du PCF. Conserver un potentiel uni autour de bases partagées est indispensable dans la période, faire en sorte que ce potentiel se disperse relève de l’irresponsabilité politique. A chacune et chacun de choisir.

Très fraternellement.

Le Comité de la Section Raymond Losserand du 14ème arrondissement de Paris

Biais Pierre, Bon Jean Marie, Brulé Renée, Calvary Jean, Calvary Joël, Cherruault Yann, Demouron Claude, Farnarier Laurent, François Christian, Gilbert Michel, Gilles Raymond, Grondin Claude, Gueit Ivan, Hermet Jean, Lalbat Jean Pierre, Lassalle Anne Marie, Leduc Martial, Lougare Catherine, Masson Laurent, Marquès Camille, Martin Michel, Pillet Catherine, Portejoie Serge, Sabourin Bernard, Sacquepey Ariane, Verzeni Jean Pierre

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