Le très parachutiste Brossat aime Ben Gourion

Publié le par O. Dalor

Un espace public à Paris va recevoir le nom de Ben Gourion, l'homme qui a fait expulser des milliers de Palestiniens en 1948 pour créer un Etat colonial sioniste homogène, alors que les sionistes étaient minoritaires partout dans le pays l'année précédente encore.

Ça en dit long sur les choix politiques du maire de Paris, et du PS. Mais pas seulement.

La chose a été adoptée il y a près de deux ans par le Conseil de Paris. Sans bruit, parce qu'il n'y a pas eu la moindre opposition d'exprimée. Le groupe PCF l'a votée à l'unanimité. Voici l'explication de vote de son jeune et brillant président, Ian Brossat, trouvée sur le site de la fédé de Paris.

On s'interroge sur ses motivations. Agit-il par solidarité de principe entre gens qui s'installent là où ils ne sont pas chez eux et en virent les occupants historiques ? A-t-il découvert que c'était dans un kibboutz qu'il était né et avait toujours voulu militer ? En tout cas, il a été suivi par l'ensemble des conseillers de Paris du PCF.

 

Conseil de Paris - juillet 2008 :

Une promenade Ben Gourion à Paris

Intervention de Ian Brossat


16 juillet 2008

Cette délibération est pour le Conseil de Paris l’occasion de commémorer le soixantième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël.

En souhaitant attribuer à l’un de ses espaces la dénomination promenade David Ben Gourion, la Ville de Paris honore un homme autant qu’une histoire.

Le groupe communiste comprend bien évidemment le sens de cette proposition qui inscrit l’Etat d’Israël au cœur de notre Ville.

Néanmoins, cette dénomination est un geste fort parce que symbolique, l’histoire complexe de cette région du monde n’est pas seulement celle d’un homme, alors que ces dernières années témoignent d’un combat permanent et douloureux pour la paix. Nous aurions aimé que la Ville de Paris aille au bout de son geste et dise aussi son souhait de paix. Nous aurions voulu qu’elle rappelle symboliquement le droit et le combat des Palestiniens qui luttent eux aussi pour un Etat.

Dans l’inexistence de cet Etat, des hommes et des femmes connaissent des souffrances ininterrompues, c’est pourquoi nous renouvelons la proposition que nous avions déjà faite d’un espace dédié à Monsieur Yasser Arafat tout comme il en existe un pour Monsieur Yitzhak Rabin.

Ici encore nous ne sommes pas allés au bout de notre geste. Ces deux hommes ont reçu le Prix Nobel ensemble en 1994 et il est dommage que 14 ans après la Ville de Paris ne les ait pas encore réunis.

C’est la raison pour laquelle, tout en votant cette délibération le groupe communiste souhaite exprimer cette préoccupation.


Publié dans Le précédent du XIVe

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