Scandaleuse agression contre notre local du 62 rue Montmartre

Publié le par Section Halles-Bourse du PCF

Hier mercredi 28 janvier, vers 14h, deux de nos camarades, dont 

Simonne Goenvic, secrétaire de section récemment réélue, ont constaté 
que la serrure du local des communistes des Ier et IIe 
arrondissements, 62 rue Montmartre, avait été forcée et changée, puis 
que la porte donnant accès au bureau contenant le matériel 
informatique avait été fracturée. D’après les témoignages des voisins, 
cette dégradation aurait été l’œuvre de deux hommes, vers 8h le matin.

Le soir même, Simonne Goenvic a trouvé sur son répondeur personnel un 
message de Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris du PCF 
et responsable national de ce parti. Aussi incroyable que cela puisse 
paraître, ce message semble être une revendication de la déprédation. 
Patrice Bessac paraît s’y réclamer d’un mystérieux secrétaire de 
section, mystérieusement désigné, dont nous ne savons qu’une chose : 
il n’a jamais à notre connaissance figuré parmi les adhérents de la 
section Halles-Bourse Ier-IIe.

Ce local a été acheté voici plus de trente ans par les adhérents de la 
section du IIe arrondissement. La totalité des frais pour son 
entretien ou liés à la copropriété ont été pris en charge par cette 
section, puis, après sa fusion avec celle du Ier, par la section Ier- 
IIe. Les choix politiques faits depuis l’ont été collectivement, dans 
une continuité indéniable, et jusque là reconnue par la fédération de 
Paris du PCF, de congrès en congrès. Que l’ensemble des locaux du PCF 
à Paris aient été regroupés dans le cadre d’une société anonyme (dont 
la construction juridique semble d’ailleurs incertaine) ne saurait 
justifier qu’on en conteste la propriété à ceux qui utilisent ce local 
depuis plus de trente ans et assument tous les frais qui y sont liés 
après avoir financé son achat.

Il faut également préciser que, même si la prétention de Patrice 
Bessac d’agir en tant que propriétaire des lieux était fondée, ce 
qu’elle n’est certes pas, cela ne l’autoriserait en rien à mettre 
dehors par effraction et changement des serrures, sans aucune 
procédure ni même un simple préavis, leurs occupants légitimes et 
reconnus depuis plus de trente ans. Ce sont là des méthodes que tout 
communiste condamne justement quand il s’agit de bailleurs privés. Ce 
sont là des méthodes de voyou, qui doivent être traitées comme telles.

Un précédent nous conduit d’ailleurs à douter que ce soit de politique 
et de positions politiques qu’il s’agisse. Au printemps 2006, une 
opération assez semblable a été menée contre la section du XIVe 
arrondissement : un secrétaire de section semblant tombé du ciel a été 
proclamé contre la majorité constatée des communistes de 
l’arrondissement. Nos camarades ont accepté de partager leurs locaux 
avec cette section parachutiste. Deux ans plus tard, ce « secrétaire 
de section » se faisait élire Conseiller de Paris… dans le XVIIIe 
arrondissement et la fédération annonçait la mise en vente des locaux, 
à son profit exclusif. Rien ne nous permet d’exclure que ce soient là 
ses projets pour le 62 rue Montmartre. Il ne s’agirait pas alors 
seulement de mettre en cause les choix politiques légitimes, exprimés 
conformément aux statuts successifs du PCF, des occupants légitimes du 
local, mais surtout de mener une juteuse opération immobilière en 
s’appropriant pour le vendre un local financé par des communistes pour 
mener une activité communiste.

Nous devons enfin constater que, quelle que soit l’ampleur de nos 
désaccords politiques avec la fédération de Paris du PCF, nous sommes 
surpris, navrés, atterrés, de voir quelles étaient les préoccupations 
et activités de son secrétaire à la veille de la grande mobilisation 
du 29 janvier.

Bien évidemment, nous déposerons plainte, et donnerons à la police 
tous les éléments en notre possession susceptibles de lui permettre 
d’identifier les vandales et leurs éventuels commanditaires.

Nous comptons sur la solidarité de tous les communistes, de tous les 
progressistes attachés à une certaine éthique de l’activité politique 
impliquant le respect de l’engagement militant.

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