Pas de nouvelles

Publié le par Emmanuel Lyasse

Il n'y a pas eu d'activité sur ce blog ces dernières semaines pour une raison tristement simple: il ne se passe rien de nouveau depuis l'incroyable décision de la Cour d'Appel, qui a jugé que Simonne Goenvic, assignée puis condamnée en première instance au motif qu'elle n'était plus secrétaire de section, était hors-sujet en prouvant, sans contestation possible (et cela n'a pas été contesté !) qu'elle l'était toujours.

 

Nous sommes désormais une organisation communiste sans local, qui poursuit néanmoins son travail sur le quartier, se réunit dans des cafés, et distribue aux portes des entreprises pour informer sur les enjeux réels de la réforme des retraites. Le local dont nous avions entièrement financé l'acquisition et l'entretien est constamment fermé. Qui peut encore supposer que nos adversaires nous ont expulsé parce qu'ils voulaient s'en servir à des fins politiques ?

 

Les signataires de la pétition, ceux qui ont adressé des courriers personnels à MG Buffet, n'ont pas reçu la moindre réponse. Quelle meilleure preuve que nos adversaires n'ont aucun argument pour justifier ce que nous ne pouvons qu'appeler un vol (légalisé par une justice généreuse avec les dirigeants "communistes") ? Ils ne s'intéressent absolument à l'indignation provoquée dans tout le Parti, bien au-delà de ceux qui partagent nos positions, par leurs méthodes.

 

Nous ne renonçons pas. Nous ne nous résignons pas à voir nos efforts, et ceux des camarades qui nous ont précédé depuis 1970, réduits à néant au profit de gens qui n'ont manifestement rien de communiste, ni par leur doctrine, ni par leurs méthodes.

 

Nous étudions actuellement les moyens de réagir. Quand nous nous sommes adressés aux instances internes du PCF (alors que Bessac et Relinger avaient déjà saisi la justice), la CC nous a largement donné raison, mais n'a rien fait pour les empêcher d'agir contre nous en violation des statuts et des usages. Quand nous avons, en lançant ce blog, pour riposter politiquement et publiquement, nous nous sommes heurtés à un silence obstiné, MG Buffet refusant même d'envisager la question en CN, pendant qu'on envoyait les flics et les huissiers nous chasser de notre local. La seule chose qui nous reste à faire, que nous aurions certes préféré éviter, est de poser la question de la propriété réelle du local (que nos adversaires ont invoquée devant la Cour d'Appel en la supposant résolue). Cela suppose de s'intéresser à la légalité de la façon dont a été constituée et est gérée la SA Rochechouart.

 

Nous avons plus que jamais besoin du soutien de tous les communistes, de tous les progressistes. Encore une fois, la question principale est: la direction d'une organisation peut-elle violer ouvertement ses propres statuts pour exclure et spolier des militants, et faire valider ce viol par la justice ? Elle ne devrait laisser aucun militant politique, syndical ou associatif indifférent.

 

C'est pourquoi nous vous appelons plus que jamais à faire connaître ce blog, à signer et faire signer autour de vous (en particulier à ceux qui n'utilisent pas Internet et ne peuvent donc y avoir directement accès) notre pétition.

Publié dans Dernières nouvelles

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Michel Cornillon (PG 89) 09/04/2010 22:07


Bonjour camarades

j'ai signé votre pétition il y a un certain temps déjà, et je suis désolé de constater que vous êtes toujours dans la même situation.
J'apprends d'autre part que 14 de vos camarades, et non des moindres, viennent de quitter votre conseil national.
Mon père était communiste (époque Staline, puis Kroutchev, puis Brejnev) et avait toujours un pieds dans la charrette de l'exclusion. Il a malgré tout tenu le coup jusqu'au bout.
Je milite quant à moi au PG Yonne, et j'ai de nombreux copains au PCF ainsi qu'au NPA. Nous tractons ensemble, nous manifestons de concert.
Mon espoir : que nous nous regroupions au sein d'un Front de Gauche solide et durable.
Ces quelques mots pour tenter de vous communiquer une partie de cet espoir. On s'attache vite à un parti, mais on doit se montrer assez fort pour quelquefois ruer dans les brancard, et si cela ne
suffit pas claquer la porte et aller voir ailleurs, ne serait-ce que provisoirement.
Fraternellement
M.C.