Lettre de S. Goenvic à la Commission des Conflits

Publié le par Simonne Goenvic

SECTION HALLES-BOURSE                                                 Paris le 2 Décembre 2009

Du PCF des 1er et 2ème arrts

62, rue Montmartre

75002 Paris

                                                                       Parti communiste français

Tél :06.08.11.00.21

                                                                       A l’attention de Marc BRYNHOLE

                                                                       Président de la Commission nationale des conflits

 

                                                                       2 Place du Colonel Fabien

                                                                       75019 Paris

 

 

 

 

 

Cher Camarade,

 

 

Je tiens à t’informer de la rencontre du 27 Novembre à 14H organisée au Siège de la Fédération de Paris.Participaient à cette rencontre Patrice Bessac, Monique Brun, Georges Mati .

’Eric Lynen et moi-même représentions  les adhérent(e)s de la Section Halles- Bourse des 1er et 2ème.

 

Depuis le début  de l’année 2009, les cartes des adhérents de notre section font l’objet d’un acte  de rétention de la part de la Direction fédérale, ainsi 37 Camarades sont toujours privés de leur carte ainsi que des nouveaux adhérents (qui ont adhéré dans notre Section).

 

Nous avons tenu à rappeler qu’il s’agit d’une mesure contraire aux statuts du PCF, une violation des droits des adhérents, le non respect de  leur souveraineté, dès lors qu’ils ont élu démocratiquement une Direction de section fin Novembre 2009. Nous avons insisté sur le fait que la Section Halles – Bourse des 1er et 2ème n’a pas été dissoute.

 

En participant à cette rencontre nous espérions que le Secrétaire fédéral aurait la volonté d’appliquer les recommandations de la Commission Nationaledes Conflits, en nous remettant les cartes 2009.

 

Nous avons souligné à Patrice Bessac qu'il s'agissait d’un renouvellement de cartes à des camarades ayant de nombreuses années d'adhésion, voire de plusieurs décennies.

 

La remise des cartes de nos adhérents constitue de ce fait un préalable non négociable à toute organisation d'une assemblée avec la fédération.

 

Or, nous nous sommes heurtés à l’intransigeance de Patrice Bessac, qui de façon autoritaire se propose :

 

-de convoquer les adhérent(e)s de notre Section du 11 au 15 Janvier pour « régularisation »

 

-exigeant d’eux le paiement de 12 mois de cotisations, (alors qu’il n’ont toujours pas leurs cartes)

 

- et cela sur la base de 1% de leur revenu net, validé par la présentation d'un justificatif de revenus.

du jamais vu dans  le Parti !

 

Cette conception d'un parti communiste n'est évidemment pas la nôtre, et il ne peut être question d'accepter de telles mesures d'exceptions appliquées à aucun adhérent du PCF en France.

 

Nous sommes tous des militants qui ont consacré leur énergie à la vie du parti dans leur entreprise:

 

  • sacrifiant très souvent leur carrière professionnelle,
  • subissant des sanctions y compris sur leur rémunération pour leurs engagements
  • ayant consenti des sacrifices financiers pour ce parti à commencer par l'achat de notre local et son entretien depuis 40 ans,
  • par nos participations aux diverses souscriptions pour le journal l'Humanité et pour le parti en général, plus particulièrement en faveur de la fédération de Paris face à ses difficultés financières.

 

Nous rappelons que nous avons reversé les cotisations de nos adhérents et réglé par chèques de notre section, lesquels ont bien été encaissés par la Fédération de Paris.

 

Et , c'est en continuité avec notre engagement que nous agissons pour la sauvegarde du patrimoine mililant que constitue notre local du 62 rue Montmartre, acquis par les adhérents en 1970.

 

Nos camarades de la Section Halles-Bourse des 1er et 2ème ne peuvent comprendre que cette situation perdure, ils sont scandalisés par les méthodes employées par Patrice Bessac et des membres de la direction fédérale, qui pratiquent des exclusions de fait de nos militants.

 

Est-ce ainsi que des questions politiques doivent se régler dans notre organisation ?

 

Ils expriment leur indignation en constatant que rien n’a été fait de la part de la direction nationale de notre  parti afin d'arrêter la procédure judiciaire en cours qui, au travers de ma personne, constitue un véritable  procès politique visant l'ensemble des adhérents de notre section.

 

Maintenant me voici convoquée par la Police, ce Jeudi 3 Décembre 2009.

 

C'est une sale affaire qui n’honore par le Parti communiste Français dont je suis membre depuis 1956 et qui à notre connaissance n'avait jamais eu lieu, y compris durant les périodes les plus sombres de notre histoire.

  

Il est encore temps de mettre un terme à de tels agissements qui ne pourront pas encore  longtemps rester une simple affaire interne à notre organisation.

 

Espérant que nous serons enfin entendus, pour l'honneur même des communistes et de notre parti.

 

 

Fraternellement,

 Simonne Goenvic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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