MG Buffet et la souveraineté limitée

Publié le par Emmanuel Lyasse

Repris d'un commentaire sur  En direct du CN du PCF: Question posée par Pasquale Noizet à Marie Georges

Le Conseil national, selon MG Buffet, n'est pas le lieu pour débattre d'une pétition à la direction nationale du Parti.

Je trouve pourtant dans les statuts "Le conseil national, représentatif de tous les communistes, qui est l’organe souverain du Parti entre deux congrès"

Apparemment, Marie-George, elle, en est plutôt à la souveraineté limitée, et considère le CN comme Louis XVI considérait les Etats généraux: on peut porter des doléances au monarque, mais c'est lui qui choisit de quoi on discute ensuite.

On en revient au problème déjà posé sur ce blog. Les dirigeants du PCF ne se sentent pas tenus par les statuts qu'ils ont pourtant fait adopter (à se demander s'ils les ont lus). Pour eux, les statuts qui expliquent comme les communistes sont souverains servent à amuser la galerie pas à être appliqués.

Les statuts réels, ceux qui sont profondément ancrés dans leurs têtes seraient quelque chose comme "Le secrétaire national est propriétaire de l'organisation et fait ce qu'il veut. De temps en temps, le conseil se réunit pour causer du temps qu'il fait sous son contrôle. Même chose au niveau départemental". On pourrait y ajouter maintenant un amendement Bessac: "quand le secrétaire est contrarié par des adhérents qui lui parlent des statuts, il fait appel à un huissier et à la police pour éliminer la contrariété".

Question à Marie-George: si "l’organe souverain du Parti entre deux congrès" n'est pas le lieu pour revendiquer nos droits de communistes, de cotisants, où est le lieu ? Devant les tribunaux ?

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Emmanuel Lyasse 20/01/2010 21:09


Trouvé sur le blog de Mélenchon
"« prix de la meilleure copine » dans la salle des témoins du tribunal (et la gagnante est…. Marie Georges Buffet ! Alors que les témoins crevaient de faim, elle a trouvé des madeleines à manger et
les a distribuées à tout le monde),"

Mon commentaire: (is awaiting moderation, me dit-on)


Je pouffe.
Vendredi matin, procès en appel de Simonne Goenvic, 53 ans de Parti (adhésion à seize ans) secrétaire de la section Halles-Bourse Paris Ier IIe, assignée par la direction du PCF au motif qu'elle
occupe un local payé et entretenu par les adhérents de la section, mais que la fédé veut vendre à son profit.
Marie-George, qui n'a toujours pas réagi à notre pétition à ce sujet, qui a refusé de répondre à une question d'une membre du CN à ce sujet, viendra-t-elle nous apporter des madeleines vendredi ?