En direct du CN du PCF: Question posée par Pasquale Noizet à Marie Georges

Publié le par Pasquale Noize, via Réveil communiste

e voudrais attirer l'attention de mes camarades du conseil national sur un litige que je juge préjudiciable à l'image du Parti communiste français mais aussi à son éthique, et allant à l'encontre de sa démocratie interne.

Il s'agit de l'expulsion obtenue devant les tribunaux par le fédération de Paris de la section des premier et deuxième arrondissements, de son local du 62, rue Montmartre. La section est représentée par sa secrétaire Simonne Goenvic, ancienne conseillère d'arrondissement et militante respectée. Ce local a été acquis et géré depuis 39 ans par les militants de cette section qui en ont réglé tous les frais. La fédération s'appuie sur une donation de la section à la SA Rochechouart, cession qui visait à protéger le local acquis en SCI (société civile immobilière) et non pas à en être dépossédé. La fédération a désigné d'office un nouveau secrétaire de section. Consultée, la commission des conflits a donné tort à la fédération et reconnu la légitimité de Simonne Goenvic en tant que secrétaire de section.

Ce litige entre communistes ne doit pas être réglé devant les tribunaux.Il faut trouver un compromis acceptable qui respecte les droits des militants de la section qui sont privés de leur local et même de leurs cartes d'adhérent.

Marie Georges, tu as reçu une lettre le 2 octobre 2009 pour t'alerter sur cette situation, signée par moi et d'autres camarades du conseil départemental parisien et elle est restée sans réponse de ta part. tu viens de recevoir une pétition signée à ce jour par trois cents communistes, dont 4 secrétaires fédéraux et 14 membres du CN. Quelle réponse donnes-tu? Est-ce l'envoi des huissiers qui ont procédé sous la protection de la police avant-hier au changement des serrures du 62 rue Montmartre?

Cette affaire montre un déficit de démocratie et fraternité, ces camarades auraient peut-être accepté un accord amiable si on leur avait expliqué la raison de la vente de leur local et si on leur en avait proposé un autre. De tels procédés sont incompatibles avec l'idée que je me fais du communisme.

Pasquale Noizet (Paris), au CN du PCF, 15 janvier 2010.

MG Buffet a refusé de répondre sur la question concernant la situation des camarades des 1er et 2ème arrdt. Pasquale a donc interpellé une seconde fois MGB (se levant) et lui a demandé s'il lui plaisait de lui répondre et elle a dit "Ce n'est pas le lieu". Pasquale a alors acté que le Conseil National n'était pas le lieu du débat de notre démocratie interne.

Publié dans Dernières nouvelles

Commenter cet article

Réveil Communiste 20/01/2010 19:15


le résumé de l'intervention de Pasquale dans l'Huma a été publié mais sans l'adresse de ce blog qui figurait à la dernière ligne


Michel CHAUVET 15/01/2010 19:46


Ancien trésorier de section dans le 92, militant avec Marie-George Buffet, je ne regrette rien mais ne pensais pas que le Parti ni marie-George en arriverait là. Ce que je crains, vu l'état de
déliquescence du PCF, et étant donné que les dirigeants actuels semblent soucieux surtout de leur propre intérêt d'élus (voir le silence absolu sur les indemnités de "chômage" scandaleuse que tous
ont voté et jamais dénoncés par nos ex-camarades dont Marie-George); je crain sdonc que comme en URSS les "apparatchiks" ne s'accaparent tous les locaux des sections que nous avons de bonne foi
cédés à des Sociétés Immobilières, vraisemblablement tenues par ces mêmes dirigeants, et qu'ils ne les vendent à leur profit dès la débandade prochaine consommée; car ce ne sont pas de telles
méthodes d'expulsions et de changements anti-démocratiques des dirigeants locaux qui feront venir à nous de nouvelles générations. Qu'est devenu le Parti de Thorez, Duclos, Frachon, Marchais...
Mais le drapeau rouge flottera toujours...


NOEL ZICCHINA 15/01/2010 19:23


La démocratie participative directe comme but et moyen pour changer la société
mais aussi dans le parti
MG BUFFET ne donne pas le bon exemple suite au information que nous avons en notre possession
Il faut retablir dans leur droit les camarades
de la section 1et2 arrondissement membre du comité départemental pcf de corse du sud


Antonini Daniel 15/01/2010 19:01


Comment peut-on s'étonner d'une telle attitude de la part de ceux qui ont détruit le Parti politiquement et organisationnellement? La section de Boulogne sur mer où je vis a connu la même situation
de la part de la direction fédérale de l'époque sans que la commission des conflits ne daigne nous réponde.La majorité du comité de section a tiré la conclusion que nous n'avions pu à cohabiter
dans la même organisation que ces rénégats réformistes.


Emmanuel Lyasse 15/01/2010 18:12


Tout à fait incroyable !

Le Conseil national, selon MG Buffet, n'est pas le lieu pour débattre d'une pétition à la direction nationale du Parti.

Je trouve pourtant dans les statuts "Le conseil national, représentatif de tous les communistes, qui est l’organe souverain du Parti entre deux congrès"

Apparemment, Marie-George, elle, en est plutôt à la souveraineté limitée, et considère le CN comme Louis XVI considérait les Etats généraux: on peut porter des doléances au monarque, mais c'est lui
qui choisit de quoi on discute ensuite.

On en revient au problème déjà posé sur ce blog. Les dirigeants du PCF ne se sentent pas tenus par les statuts qu'ils ont pourtant fait adopter (à se demander s'ils les ont lus). Pour eux, les
statuts qui expliquent comme les communistes sont souverains servent à amuser la galerie pas à être appliqués.

Les statuts réels, ceux qui sont profondément ancrés dans leurs têtes seraient quelque chose comme "Le secrétaire national est propriétaire de l'organisation et fait ce qu'il veut. De temps en
temps, le conseil se réunit pour causer du temps qu'il fait sous son contrôle. Même chose au niveau départemental". On pourrait y ajouter maintenant un amendement Bessac: "quand le secrétaire est
contrarié par des adhérents qui lui parlent des statuts, il fait appel à un huissier et à la police pour éliminer la contrariété".

Question à Marie-George: si "l’organe souverain du Parti entre deux congrès" n'est pas le lieu pour revendiquer nos droits de communistes, de cotisants, où est le lieu ? Devant les tribunaux ?